Cédric Costantino - Biographie

Né en 1974, d’une famille d’artistes, père peintre, mère poétesse, il cherche à comprendre l’art :  ses études d’humanismes en poche, dont un master en linguistique latine, il a participé à plusieurs journaux de musique classique, notamment Classicnews ; il a co-fondé plusieurs associations de concerts dont Mons Aegytna musicalis longtemps active, plusieurs ensembles musicaux, notamment Voxabulaire, In Ore mel et Mercure futur, l’école d’organistes liturgiques du diocèse de Nice, l’Ednol ; il a participé comme enseignant aux tout petits à l’école niçoise de piano Kyol. Il a copié comme archiviste latiniste les psautiers anciens pour le CMBV de Versailles. En tant qu’écrivain de nombreux contes musicaux, il a été librettiste pour un opéra de Thomas Leininger, Dino und die Arche à Karlsruhe pour le festival Haendel, de plusieurs dialogues de Rafael Gimenez de la Vega, dont le Baptême de Philippe, le Prélude à la mort de Saint Damien et de Hidehiko Hinohara, dont la Mort de Saint Damien. Il a co-écrit avec Loc Nguyen une comédie musicale sur les génériques de dessins animés, La famille Grenu, dans le cadre de mon activité de chef de Chœur de village suisse, activité toujours en vigueur : il est actuellement le chef du chœur mixte de Corcelles-Payerne et celui de Gollion. Il est aussi organiste de paroisse depuis mes 19 ans, successivement à Nice, Le Cannet, Beaulieu-sur-mer, et actuellement Chexbres et Vevey en Suisse et à Garches en France.  


De la littérature, la musicographie et l’écoute, il est passé aux études musicales avec un Bachelor de clavecin et un master de direction baroque à la Haute École de Musique de Genève. Très à l’écoute de tous ceux qu’il aime et qui ont voulu lui apporter dans sa vie, il s’est formé peu à peu par l’apport de beaucoup de maîtres (1). Il se dirige donc vers la direction d’ensembles et cherche à trouver une voie d’expression dans la composition. Sa première œuvre est Le Faucon de Nuit devenu étoile, conte de Miazawa Kenji.


Dans ses entreprises musicales à Paris, Il a eu le soutien de Sylvie Althaparro, de Philippe Foulon, Marie Lucia Barros, Gilles Ragon, Paolo Riccucci, Pierre Louis Rétat. Il s’est engagé comme président pour la vocation de l’association Mercure Futur à parrainer les jeunes talents. Il participe aux Voix d’Outre-mer de Fabrice di Falco comme professeur de masterclass et il a construit, pour l’accompagner, un petit orchestre qui porte tantôt le nom de Camerata Costantino, tantôt celui de Camerata Di Falco. C’est avec cet ensemble qu’il participe au festival du temps de la Semaine Sainte à Uzès de Gabriele Garrido. Enfin avec Philippe Foulon, violoncelliste, entre Genève et Paris, il participe à un ensemble, La Capella Leonis, soutenu par l’association Classic Arts de Françoise Pannatier.


En Suisse, il a fondé une association faîtière, Vicenzi Galilei, à vocation de promouvoir les ensembles qui lui tiennent à cœur : cette association doit regrouper à terme, l’ensemble de cervelas Galileo Galilei, l’ensemble grégorien Schola Gebenensis (direction Lucca Ricossa), l’ensemble d’Altab’, et un ensemble vocal et instrumental Michelagnolo Galilei. Professeur de piano à Genève, il est désormais professeur, chef et artiste à la Chaux de Fonds au sein de L’EX REX pour l’association MIDA, dont il est le président.    

(1) En voici l’ordre chronologique : Chantal Kircher, Françoise Bader, Jean-Pierre Weiss, Huguette Grémy-Chauliac, Paolo Riccucci, René Saorgin, Monique Zanetti et Hervé Lamy, Sylvano Bussotti, Patrice Giuge, Jean-François Duffau, Jean-Yves Hammeline, Michael Form, Kei Koito, Michel Kiener, Daniel Saulnier, Viatcheslav Chevliakov, Jean-Pierre Marty, Alfonso Fedi, Jean-Yves Haymoz, Luca Ricossa, Lorenzo Alpert, Gabriele Garrido, Kenneth Weiss, Leonardo Garcia Alarcon, Francis Biggi, Elena Bianchi, Daniele Bragetti, Pierre Goy, Jean-Pascal Chaigne, Christophe Erard.

Le ventre et l'oreille

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Le cervelas, une musique ronde et raffinée à consommer toute crue
En l’approchant, il faudrait tout d’abord oublier son nom à la fois cocasse et ingrat, qui rend si peu justice aux sonorités rondes et raffinées qui se dégagent de ses tuyaux. Au sein de la vaste famille des instruments anciens, le cervelas mériterait que justice soit faite une fois pour toutes. Qu’on efface enfin la double peine à laquelle il semble condamné depuis trois siècles. Car cet objet devenu aujourd’hui mystérieux aux yeux et aux oreilles des mélomanes est relégué comme tant d’autres dans un oubli tenace. A quoi s’ajoute cet autre supplice, incarné par le sourire moqueur qui s’affiche immanquablement à chaque fois que son identité est évoquée. Par bonheur, l’affront sera en partie lavé et l’honneur rétabli lors de la Fête de la musique, avec un concert qu’il ne faudra manquer pour rien au monde ce vendredi, au temple de la Madeleine.
Gros comme un pot de yaourt
L’événement, aussi rare qu’alléchant, repose sur les épaules d’un amoureux de l’instrument, Cédric Costantino, qui a réuni autour de lui d’autres interprètes convaincus ainsi qu’une poignée de musiciens (percussions et flûtes) pour accompagner l’entreprise. Le programme de cet ensemble baptisé Galileo Galilei a la vertu d’illustrer l’élégance discrète du cervelas, qui plus est dans toutes ses tessitures: du minuscule soprano – sa taille ne dépasse pas celle d’un gobelet de yaourt – à l’alto; du baryton à la basse, qui atteint 28 centimètres de hauteur. Le répertoire de danses et chansons populaires de la Renaissance italienne et française agrémente le menu, tout comme des pièces choisies de l’Espagnol Francisco Guerrero, de l’Allemand Michael Praetorius et d’autres compositeurs encore.
Tout un monde sonore va ainsi éclore en contrebas de la Vieille-Ville. Comment qualifier l’identité musicale à l’affiche? «On pourrait dire que l’instrument porte en lui l’esprit philosophique de son époque, explique Cédric Costantino. Joué en groupe, il fait raisonner cette harmonie chère aux penseurs du XVe et XVIe siècle. Ses sonorités douces et sa projection somme toute limitée s’accordent pleinement avec l’esprit de la Renaissance. Tout seul, on pourrait considérer le cervelas comme un vilain petit canard; plongé dans un ensemble il a les allures d’un cygne.»
Un tuyau long de 2,8 mètres
Ces traits distinctifs ont aimanté il y a quelques années le musicien, lorsqu’il en découvre les textures dans une anthologie sur la musique de la Renaissance publiée par le label Ricercar. Dans la foulée, Cédric Costantino a décidé de joindre cette passion à l’étude du clavecin, menée à la Haute Ecole de musique à Genève. Son enthousiasme a été d’ailleurs contagieux: son professeur de contrepoint ancien, Jean-Yves Haymoz, tout comme son épouse Christiane Haymoz, ont décidé de se frotter à leur tour à la double anche du cervelas. Et ils seront de la partie vendredi au temple de la Madeleine.
Mélomanes aguerris et curieux pourront ainsi redécouvrir l’étrange silhouette du disparu. Son corps central cylindrique en bois, plutôt trapu, avec ses trous sur lesquels se posent les doigts du musicien. Son long bec en métal aussi, qui fait un tour sur lui-même avant de partir vers la double anche. Et enfin, cachés derrière les parois boisées, ses 2,8 mètres de tuyaux (pour la tessiture basse), enroulés à neuf reprises autour de la base circulaire. Caractéristique, celle-ci, qui a valu probablement le nom à l’instrument: «Ces tuyaux pliés rappellent un chapelet de saucisses, note sur un ton amusé Cédric Costantino. Mais peut-être que l’appellation vient du fait que l’instrument est très sensible aux changements d’humidité et qu’il explose tel un cervelas sur le gril lorsque les sauts sont trop brusques.»

Rocco Zacheo

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